Bloguer c’est perdurer

Bonjour !

Le temps passe, cela fait plus de 10 ans que je blogue, mais vous l’aurez constaté, ces dernières années je suis plutôt absent.

Plusieurs raisons à cela : une forme de lassitude qui s’installe, quand on a déjà fait le tour de pas mal de sujets, je pressentais que j’allais avoir du mal à me renouveler. Je n’ai pas l’omniscience, ni la capacité, le temps de m’intéresser à tous les sujets. En tout cas, pas au point de juger qu’il faille absolument bloguer dessus.

Aussi notre propre vie prend des détours inattendus…un divorce au détour de 2015, des années plus légères et loin de l’agitation des réseaux sociaux, voilà cette satanée crise de la quarantaine qui sonne à la porte. Un peu tôt, mais accueillons-là comme il se doit.

Je commençais à reprendre du poil de la bête en 2018, quand la maladie de mon père a mis un terme à mon regain courant octobre. Un jour de mars 2019 il s’en est allé. Entre-temps je me suis remis en couple, cela dure, j’ai donc remonté la pente assez vite, à titre personnel, comme professionnel.

Le blog est resté secondaire. Pas question d’écrire pour écrire, je ne me sens pas moins exister quand je n’écris pas. Je fais autre chose. Quand j’ai quelque chose de relativement intéressant à apporter je peux m’y remettre comme ces quelques périples en archéo-nutrition de 2018, ou cette satanée question que je me suis posée et qui a trouvé réponse en début d’année (De la dent saine à la dent propre). Exceptionnellement…j’ai publié, ce sont des problématiques qui me taraudaient depuis 2015 !

Par le passé j’écrivais sans relâche, c’était instinctif, j’avais du temps de libre, et honnêtement un travail moins passionnant qu’actuellement…et j’étais entraîné.

En 2020 et suivantes, la quarantaine bedonnante (promis je refais attention bientôt !), je dois avouer : je suis rouillé. Pour autant c’est pas l’envie qui manque mais je ne peux plus bloguer légèrement comme je l’ai fait par le passé.

Les temps ont changé : les réseaux sociaux ont remporté le segment du micro-blogging que je pouvais affectionner autrefois et la plateforme WordPress rapporte moins de vues et de visibilité. Aussi Google et les moteurs de recherche en général favorisent de plus en plus les sites institutionnels et commerciaux au détriment des blogs personnels. Donc mécaniquement moins de gens tombent sur mon blog. La cassure a été très nette en 2019. Ce n’est pas simplement que je ne publie plus, après tout je n’ai rien publié en 2017 et très peu en 2018, et les statistiques ont « suivi », sans que je ne fasse rien.

C’est bête, mais des gens qui nous lisent, c’est stimulant, c’est une motivation de plus.

L’époque est à la vidéo (YouTube) et consorts, ou aux podcasts. Je suis un homme d’écrit, la vidéo n’est pas mon domaine,…et peut-être que les gens lisent moins, cliquent moins, survolent. Parfois la lecture des titres sur Twitter ou Facebook suffisent. A quoi bon publier, dès lors ?

En 2020 j’avais entrepris sur Facebook une revue de l’intégralité de mes articles, en corrigeant éventuellement et en revenant sur mon évolution en tant d’années. Le covid est venu rendre caduc cette expérience. Après quelques semaines de flottement, j’ai refusé de devenir « expert en mes propres recherches ». Je retweete des choses qui m’ont semblé intéressantes, parce que c’est d’actualité, mais je ne suis pas vraiment au jus. Pour ma santé mentale avant tout, l’époque étant plus difficile, bien que nous ne sommes pas en Afghanistan – au hasard – non plus.

Le contenu va rester…comme une sorte de foi me guide. A titre d’exemple, une émission sur France 2 m’a amené 1000 lecteurs curieux de connaitre le régime Banting. Même si comme j’expliquais, WordPress est moins efficace en visibilité, je ne suis pas à l’abri d’un afflux soudain exogène (Weston Price à la télé ? Soyons fous).

Il y aura d’autres articles…un est en préparation. Depuis 2018, j’écris des articles lorsque j’ai un sujet et une problématique. Cela fait scolaire, mais c’est quand je veux répondre à une question qui ne trouve pas de réponse ailleurs que je trouve le blogging intéressant. Même si cela n’est plus aussi brillant et dans le vent que par le passé. Et encore, j’ai loupé l’âge d’or, 2010, c’était déjà la fin, parait-il.

Le meilleur n’est pas à venir, mais y a encore quelques beaux défis à relever.

A très bientôt !

Sylvain, le 18/08/2021 à Toulouse

8 commentaires sur “Bloguer c’est perdurer

Ajouter un commentaire

  1. Bonjour Sylvain !
    Sur mon écran au moment de leur diffusion, je lis avec plaisir ces nouvelles. Plutôt optimistes et toujours calmes et sérieuses. Le contexte est à mes yeux aussi pourri que prometteur… quand on lit et écoute Philippe Guillemant par exemple. Bonne continuation ! Et merci pour ce beau travail passé et à venir donc.

  2. Quel plaisir de te relire.

    Je te souhaite de continuer à profiter de la vie, la vraie, même si tes apports peuvent aider encore nombre de lecteurs à se prendre en main niveau dentaire.

    C’est toujours avec plaisir que j’apprends et lis tes articles. J’espère également que tu retrouveras ta dynamique d’écriture.
    À bientôt ?

  3. « … c’est quand je veux répondre à une question qui ne trouve pas de réponse ailleurs que je trouve le blogging intéressant. »
    C’est une phrase importante qui peut s’appliquer à d’autres activités que le blogging ! Elle guide en fait tous mes décisions d’activité depuis que j’ai la totale disposition de mon agenda, bref la retraite… L’âge est un bon prétexte pour renoncer à tout ce que d’autres feraient aussi bien ou mieux que soi, et concentrer son énergie disponible dans des activités qui pourront être utiles à d’autres une fois qu’on a passé l’arme à gauche. Que ce soit dans les domaines scientifiques, artistiques, littéraires, artistiques etc. ou dans l’archivage.
    Mais ça justifie aussi de ne pas faire attention à la réception immédiate de ce qu’on a produit. Les réactions peuvent prendre beaucoup de temps — je reçois des avis sur des publications qui étaient passées inaperçues il y a plus de 30 ans ! La vraie satisfaction est ailleurs, il me semble.
    Ce principe, je l’étends à d’autres personnes, par exemple en travaillant à la traduction d’ouvrages d’une personne âgée en mauvaise santé, qui sans cela pourraient passer inaperçus dans la sphère francophone.
    Cela dit, dans ma quarantaine bedonnante, j’étais franchement en attente de réception favorable de mes travaux. Donc je comprends que ce déplacement de lecteurs vers des formes de communication émotionnelle instantanée (souvent insignifiante) ait pu créer une forme de lassitude. Mais tu verras, dans quelques décennies tu retrouveras la pleine forme… 🙂
    En tout cas, c’est toujours un grand plaisir de te lire !

    1. Merci pour ton long commentaire BB ( 😉 )
      En vrai je vais pas si mal, mais la (re)mise en couple est détonnante !
      Je pense qu’on est en phase, même si je l’ai pas exprimé explicitement. Perdurer c’est aussi faire confiance au temps qui passe, malgré des phases de creux. Plus besoin d’être dans l’instantané oui, ou l’immédiateté. Laisser percoler, infuser…passer à autre chose aussi…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :