Avec le bagging, l’affaire est dans le sac !

Vous voilà affalés sur le fauteuil, le matin avant de partir travailler ou au contraire, le soir en revenant, ou tout simplement n’importe quand à tuer le temps. Le navigateur Chrome sur smartphone suggère des articles, selon ce qui lui parvient des données que vous lui refilez, à votre insu ou non, ces dernières passant à la moulinette du tout puissant algorithme.

Et là, vous vous apercevez d’un truc irritant : pourquoi diantre les journalistes semblent créer des néologismes en -ing à tour de bras…? Voilà quelques mois que je relève sur Twitter ce genre de pseudo-articles qui déblatèrent sur des épiphénomènes ou pensent réinventer la roue en permanence…on pourrait même appeler ça du wording.

Aussi, je suis rassuré, je ne suis pas le seul agacé, merci à Anne-Claire Ruel sur Ubsek et Rica :

J’en avais vu quelques-uns, mais ça n’arrête jamais…

Y a quelques mois en arrière, j’étais victime, d’une manière analogue par un trop plein d’advertising, Facebook m’ayant presque convaincu d’investir dans un sac à dos. En effet, le covid ayant entraîné une hausse du télétravail, une part non considérable des employés de bureau trimballent quotidiennement leur outil de travail dans les transports. Et quand on ne veut pas ressembler à un cadre supérieur de la Défense avec sa mallette noire, il reste la solution du sac à dos ad hoc.

Enfin, pas tant ad hoc que ça…mais Cabaïa a su tirer son épingle du jeu, navigant entre écologie, sac à dos personnalisables (avec poche supplémentaire, le petit plus qui fait mouche !), des poches, beaucoup de poches…en veux-tu en voilà. Je me suis donc posé la question…et je n’ai pas passé le cap. Une collègue a fini par en acheter un. Puis une autre a fait de même.

Le modèle Londres, assez classieux il faut reconnaitre

Dès lors je n’ai vu que des sacs Cabaïa dans les transports en commun. Quasiment à chaque trajet. Une vraie indigestion de sacs à dos qui ne diffèrent que par leurs couleurs et leurs tailles, en tout cas pour les modèles de ville.

La même chose, en pas pareil



Comme si Facebook, ce réseau social qui scrute ma vie en long, large et travers (je refuse de le nommer Meta), avait compris que je n’avais finalement pas cédé à la Cabaïa-mania, et s’est ainsi mis en tête de me refourguer un sac à dos des concurrents. Les marques citées ci-dessous m’ont toutes été proposées par le site de Mark Zuckerberg, me faisant passer en quelques mois d’un ignorant du sac à dos à un spécialiste hors-pair.

Pourquoi ne pas craquer pour un modèle de chez Nordace ?


Honnêtement ils sont pas mal. Mais pire que Cabaïa ils sont vraiment hors budget pour moi.

Que penser de Delsey ? J’ai vu ce modèle. Joli, mais 199€. Leurs clients sont tous des cadres ou professions libérales ?


Quid de Lenappy ? On dirait les idées qui n’ont pas été retenues chez Cabaïa…pas beaucoup de modèles de surcroit, contrairement à Thule, mais là aussi, comme Delsey, il faut vendre père et mère pour s’offrir un de leurs modèles.

Un petit dernier m’a fait coucou pas plus tard qu’il y a une semaine, il s’agit de Bagaran. Ah, ici on vise le jeune homme en quête d’une pseudo authenticité des années 1920, avec un marketing bien calibré et savamment vintage (là c’est pas moi qui le dit, c’est eux). Ils doivent viser la clientèle qui saigne abondamment en utilisant des coupe-choux., en claironnant sur Instagram qu’avant c’était mieux, il y avait pas de smartphone et on utilisait des produits naturels, du bon vieux cuir qui tenait 20 ans.

Là je trouve qu’on est dans une chouette qualité, et c’est presque aussi varié que chez Thule. Mais les modèles qui me plaisent sont au-delà de 150€, alors non.

Que reste-t-il aux prolétaires de la maroquinerie ? Amazon. Qinol propose des sacs à dos utilitaires, un peu cubiques, très fonctionnels à des tarifs d’enfants esclaves chinois tout à fait abordables, si on accepte de rogner sur les critères esthétiques. Ils sont un peu le Dacia du sac à dos, ça s’achète, y a de la place, on se ruine pas, mais on l’affiche pas.

Au final je me rends compte que mon sac à dos Newfeel (donc Décathlon, pas si mal en termes de capitalisme non éthique) millésimé 2005 tient tout à fait la route. Et comme il a pris un petit coup de vieux je peux le mettre par terre, dans le métro cradingue, notamment quand on est serré à l’intérieur (même si les jeunes cons ne le font pas ! Quel incivisme…pfff). L’ajout d’une housse de qualité comme celles de Ugreen pour protéger mon ordinateur portable a été le déclic pour arrêter de fantasmer sur un sac à dos idéal dont je n’ai fondamentalement pas besoin, et surtout…pour écrire ce petit billet d’humeur sans prétention !

Cet article n’a été sponsorisé par personne

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